[Travel] Souvenirs, souvenirs… à Verdun / Memories in Verdun

Je vais vous avouer quelque chose. Si une de mes grandes amies ne s’était pas expatriée à Verdun, dans le nord-est de la France, je n’y serais probablement jamais allé de ma vie. Ne me jetez pas la pierre, je n’ai aucun préjugé mais je suis du sud-ouest, mes vacances se sont toujours faites à la Méditerranée, à l’Océan et le plus au nord où j’ai été, c’est la Bretagne. Donc voilà… Verdun, je n’y avais jamais pensé.

I have to admit something. If one of my very good friends wasn’t now living in Verdun, North-East of France, I probably would never have gone there. No prejudice but I come from South-West, my holidays were always on the Mediterranean or Atlantic side and the most northern I’ve been was Britanny. So yeah… Never thought about Verdun.

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Tout ce que je connaissais de Verdun, c’était la bataille de 1916, la Grande Guerre, les tranchées, les Poilus, tout ça… Et quand mon amie m’a dit que là-bas le tourisme était essentiellement tourné vers ça, j’ai eu du mal à me l’imaginer. Le tourisme de mémoire, moi, je ne connais pas. Toi non plus ? Allez, viens, on va remédier à ça !

All I knew about Verdun was pretty limited: 1916 battle, the Great War, trenches and Poilus… When my friend told me that tourism there was only about that, I couldn’t quite believe it. I don’t know anything about Tourism of Memory. You don’t either? Follow me!

Mon point de départ s’est fait sur la crête des Eparges, au Point X. Et quel point ! Situé à 345m sur les Hauts de Meuse, l’emplacement était stratégique pour les armées allemandes et françaises qui se le sont disputés pendant plusieurs mois d’hiver, dans la boue, la neige, la pluie… pour au final, pas grand chose. Sauf des morts. Beaucoup. Ce qu’il reste aujourd’hui ? Toujours une vue dégagée sur la plaine, des monuments à la gloire des disparus, des trous d’obus gigantesques et un cimetière. Le tout dans un silence… de mort.

My starting point was on the crête des Eparges, at the X Point. And what a point! 345m high on the Hauts de Meuse, the position was strategic for the German and French armies and they fought for it for a long winter, in the mud, the snow, the rain… for almost no convincing result. Except a lot of dead. What’s left? Still a great view over the plain, war memorials, huge shell holes and a cemetery. And everything is dead silent.

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Le lendemain, le brouillard nous a accompagné jusqu’à Douaumont et son ossuaire. Ambiance. Heureusement pour moi et ma santé mentale, il était fermé et je peux seulement imaginer la dépouille de quelques 130 000 soldats inconnus, allemands et français. En face, la nécropole…

On the next day, the fog followed us until Douaumont and its ossuary. Ambiance. Fortunately for me and my mental health, it was closed and I could only imagine the remains of some 130 000 unknown soldiers, both French and German. In front of it seats the necropolis…

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C’est ensuite au Fort de Douaumont qu’on s’arrête. Occupé par 60 soldats français, il est prit par les allemands, sans bataille, 4 jours après le début de la Bataille de Verdun. Grande victoire pour eux, le fort deviendra un abri pour ses troupes et un point essentiel pour poursuivre son offensive. Ce qu’il en reste glace le sang et le silence, toujours là, développe l’imagination.

Then we stop at the Fort de Douaumont. Occupied by 60 French soldiers, it was then taken over by the German, without fighting, only 4 days after the start of the Bataille de Verdun. Big victory for them, the fort became a shelter for their troops and an essential point for their offensive. What’s left is unnerving and the silence, always here, makes you think and think.

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Mais un endroit qui m’a sans doute plus choqué que les autres est le village détruit de Fleury-devant-Douaumont. Situé dans la forêt de Verdun, le petit village passe tour à tour entre les mains des allemands et des français avant de disparaitre de la carte à force de l’avalanche d’obus. Ce qui m’a marqué, ce sont ces bornes qui indiquent l’emplacement du boulanger, de la poste, des exploitations agricoles alors qu’il n’y a plus rien que des arbres et quelques chants d’oiseaux. C’est l’un des 9 villages  »tombés pour la France »…

But for me, the most shocking was the destroyed village of Fleury-devant-Douaumont. Situated in Verdun’s forest, the small village went from French to German before being erased from the map because of the shells. What struck me were these stones showing the place of the baker, the post office, the farms even though there’s nothing left but trees and some birds singing. It’s one of the 9 villages that  »fell for France »…

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On n’oublie surtout pas de s’arrêter au musée mémorial de la Guerre pour en apprendre encore davantage sur le conflit… et on s’arrête ! Des choses à voir, il y en a encore beaucoup mais le tourisme de mémoire c’est lourd, prend au coeur et aux tripes et il faut savoir dire stop… surtout si comme moi, vous avez tendance à être empathique.

Let’s not forget to stop at the War Museum to learn more about the conflict… and we stop! There’re more things to see but Tourism of Memory is heavy on the heart and on the mind. Better to stop… especially if you’re like me, a bit empathetic.

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